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Compte-rendu atelier « L’échec : Comment ne pas en avoir peur ? L’accepter et rebondir ! »

Qui n’ a pas vécu le sentiment d’échec, petit ou grand, dans sa vie professionnelle ou personnelle ? Pas facile d’accepter, pas facile non plus de rebondir… et pourtant nous avons de bonnes raisons de trouver cela difficile, mais aussi de repartir encore plus confiantes après !

C’est Nathalie Potier-Roul, Coach fondatrice de NEXT STEP for Women, auto proclamée « révélatrice d’opportunités », qui est venue jeudi dernier nous apporter les clés pour comprendre et dépasser ce sentiment, et pour redémarrer encore plus fortes !

Steve Jobs, Oprah Winfrey … et les autres

Pour commencer, Nathalie nous rappelle que de nombreuses personnalités connues mondialement pour leur succès professionnel ont commencé par … échouer ! Steve Jobs par exemple, Oprah Winfrey et bien d’autres.

Steve Jobs, Oprah Winfrey … et les autres

Pour bien comprendre commençons par définir l’échec : « c’est le résultat d’une situation  qui résulte d’une action n’ayant pas abouti au résultat escompté ».

Et finalement, ce qui transforme une erreur normale en échec douloureux, c’est le fait de mal le vivre, c’est le sentiment d’échec.

Pourquoi vit-on mal l’échec ?

L’échec renvoie une image négative de nous même. Il est un rappel (pénible) que nous ne maîtrisons pas tout.

La faute aux croyances !

A la base de notre culture occidentale sont les croyances qui nous sont constamment renvoyées par la société. A titre d’exemple :

  • Descartes : « Quand on veut on peut »
  • KANT : « Les fautes sont les faiblesses de notre raison »
  • ou encore « Dieu a fait l’homme a son image »

?? Et nous on se doit d’être parfait alors ?

Alors que dans d’autres cultures, l’échec a une toute autre saveur :

  • Lao Tseu : « l’échec est le fondement de la réussite ».

Ces croyances sont transmises via l’éducation notamment le système éducatif. On sait que dans nos écoles la prise de risque est sanctionnée. Alors qu’on apprend beaucoup plus et plus vite quand on se trompe!

Seules les notes sont valorisées, et la personnalité ne l’est pas.

Le bon élève réussit car il a travaillé, est intelligent, applique la méthode et persévère : c’est très embêtant parce que cela n’encourage pas la prise de risque, hors l’application de la méthode.  Cela brime beaucoup de monde, qui ose moins, en particulier les femmes qui ont parfois du mal à briser le plafond de  verre.

« Failure is success in progress »

Nathalie nous recommande cette conférence Ted sur le sujet de Claire Bondel.

Aux US et en Asie, on encourage l’essai :

« Fail fast And cheap

Fail often

Fail in a way that doesn’t kill you »

Finalement, ce qui empêche de passer à l’acte c’est la peur !

L’échec dans l’entrepreneuriat

Aux USA, l’entrepreneur qui a échoué reçoit plus la confiance des banquiers. Alors qu’en France, une faillite rend les investisseurs frileux.

Vivre l’échec en France c’est être coupable, aux USA c’est audacieux !

Rater n’est pas être un raté

Pour référence, 12% des startups échouent parce que le marché n’est pas prêt. 30% des startups échouent par manque de trésorerie. La réussite relève souvent du travail et de l’effort, mais aussi parfois de la chance :

« The good product at the right time at the right place »

Nathalie nous rappelle que : « l’échec est une perception : cela ne remet pas en cause mon identité ni ma valeur ». Souvenons-nous que l’échec est une expérience à un instant T et ne remet pas en cause la suite.

Rater n'est pas être un raté

Alors pourquoi risquer l’échec ?

Peut-être parce que la chance sourit aux audacieux … ? 😉

Et plus on essaie, plus on a de chances de réussir.

Pour s’épanouir hors de sa zone de confort …

Pour se permettre la réussite et mieux se connaître.

Un échec peut être un tremplin qui permet de renforcer sa volonté.

Dans tous les cas, ça ne tue pas !

Comment dépasser cette peur ?

A l’origine, la peur est là pour nous protéger. Elle nous aide à trouver la source de motivation qui vous mène au projet. La motivation toutefois, doit être supérieure à la peur. 

Commencez par prendre conscience de cette peur et de ce qu’elle cache. Au pire que se passe-t-il ? Si vous ne faites rien que se passerait-il ?

Apprivoiser sa peur

En prendre conscience et avoir une attitude positive : respiration posture et sourire 😀 .

Notre cerveau : « cette jolie machine » ne nous aide pas beaucoup ! Dans les faits, le cerveau se méfie car il a peur du changement !

Comment contourner ses freins au changement : Nathalie nous propose « la technique des petits pas » et l’illustre avec cette citation :

 « Un voyage de mille lieues commence par un premier pas » Lao Tseu

Concrètement, il faut démarrer par faire des petites actions, accessibles, et s’attaquer à de plus grandes actions, puis petit à petit, la peur diminuera, jusqu’à disparaître.

Comment rebondir après un échec ?

Les 8 étapes du deuil sont un processus naturel pour se remettre d’un échec : choc, déni, colère, dévalorisation, regret, acceptation, reconstruction, et enfin libération. L’échec quand il est là ne dépend plus de nous mais de notre manière de le vivre…

Comment rebondir après un échec ?

Et c’est là que nous devenons réellement acteur !

Et voici, pour terminer, 7 tips pour nous aider à surmonter un échec :

  1. Acceptez ce que vous ressentez
  2. Gardez en tête que rater ne veut pas dire que vous êtes un raté. Ce n’est pas parce que vous avez raté cette fois que vous raterez la prochaine fois.
  3. Soyez constructifs et apprenez de la situation. « Je ne perds jamais, soit je gagne soit j’apprends » Nelson Mandela.
  4. Gardez en tête que les success stories que l’on connaît ne sont que les conséquences de nombreux échecs
  5. Ne restez pas seuls
  6. Cherchez des sources d’inspiration
  7. Passez vite à l’action

Et pour finir, une citation : « Impose ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque » de René Char.

Merci Nathalie pour ton énergie et pour toutes les références et sources que tu as bien voulu partager et que nous mettons ici à disposition de nos adhérentes.

Conférence TED sur le pourquoi :

Livres inspirants :

« Un petit pas peut changer votre vie : la voie du Kaizen. » Rober Maurer

« Le leader sans titre » Robin Sharma

Les citations de l’atelier :

« Je n’ai pas échoué des milliers de fois, j’ai réussi des milliers de tentatives qui n’ont pas fonctionné. » Thomas Edison

« L’échec est le fondement de la réussite. » Lao Tseu

« Failure is success in progress. »

« Fais des erreurs vite et pas cher, Trompe-toi souvent. Fais-le d’une manière qui ne te tue pas. » Seth Godin

« La chance sourit aux Audacieux. »

« Un voyage de mille lieues commence par un premier pas. » Lao Tseu

« Deviens ce que tu es. »

« J’ai raté 9000 tirs dans ma carrière. J’ai perdu 300 matchs… J’ai échoué encore et encore dans ma vie et c’est pourquoi j’ai réussi. » Michael Jordan

« L’échec quand il est là ne dépend plus de nous, seule dépend de nous la manière de le vivre. »

« Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends. » Nelson Mandela

« Le secret de l’action, c’est de s’y mettre. » Alain

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. » René Char

Si vous avez besoin d’un coup de pouce, ou d’inspiration pour trouver le job qui vous fait vibrer, n’hésitez pas à consulter le site de Nathalie : NEXT STEP for Women et sa page Facebook.

Et bien sur, à l’issue de l’atelier, il y avait le petit pot networking habituel, qui se déroulait cette fois dans les locaux du Connecting Place.

Networking atelier avril 2017

Bonne semaine à toutes !

Compte-rendu atelier « Site internet : conception et outils pratiques »

Pour l’atelier du mois de mars « Site internet : conception et outils pratiques » c’est Sébastien Persegol, développeur, intégrateur web et formateur WordPress indépendant chez 7h47, qui est intervenu. Il nous a expliqué quelles bonnes questions se poser, quelles étapes respecter, quelles solutions pratiques utiliser. A nouveau chez Ynov, cette conférence nous a apporté de nombreuses bonnes idées, que voici ! 

Compte-rendu atelier « Site internet : conception et outils pratiques »

 

Prendre le temps de définir ses besoins

  1. Pourquoi faire un site ? Vendre en ligne ? Être visible ? Fidéliser ? Développer sa marque ?
  2. A qui je m’adresse ? Particuliers ? Professionnels ? Age ? catégorie socioprofessionnelle ? Taille d’entreprise ? Sur quels réseaux sont-ils présents ? A quelle fréquence ? => bien connaître sa cible et ses usages pour bien communiquer.
  3. Matière première : Avant de construire son site internet il faut construire les contenus à créer en amont : logo et identité visuelle, images et photos, textes, actualités, recommandations, etc.
  4. Vous / vos compétences : De quelles compétences disposez-vous ? De quelles compétences vous avez besoin ? : chef de projet, rédacteurs / concepteurs, directeur artistique / graphiste, développeur / intégrateur, etc. Déterminez la ou les formations nécessaires à suivre.
  5. Choisir sa plateforme : site Internet, réseaux sociaux, plateforme généraliste, vous, etc

Pour commencer, et c’est non négociable : les sites doivent toujours être responsive ! On peut aussi se poser la question du site web ou de l’application mobile ? Pour cette dernière, il faut que l’utilisateur ait un bénéfice immédiat pour aller télécharger cette application : contenu et actualités ne suffisent pas à donner envie d’installer une application. Une information en mobilité, en temps réel, un billet à acheter, etc.  

Présence en ligne : comment s’y retrouver parmi les nombreuses solutions possibles !?

On trouve plusieurs solutions qui répondront chacun à des besoins différents :

  • Editeurs en ligne : Wix, Jimdo, Online.net, Gandi… Facile, simple : parfait pour un début d’activité et une présence en ligne rapide à moindre coût !
  • Médias sociaux : LinkedIn, Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram… : vous les connaissez tous, et les utilisez surement pour partie. C’est simple, rapide, efficace pour communiquer et produire un contenu d’actualités.
  • WordPress : 3 solutions sont possibles : WordPress.com, une solution hébergeur 1click, ou un auto-hébergement (on installe soit même wordpress).
  • Paiement / événements : Paypal, Eventbrite, Meetup, Weezevent (billeterie en ligne), Leboncoin…

Comment optimiser sa présence : le contenu est ROI !

Si le contenu est de qualité, s’il est original, alors il faut le publier sur un maximum de réseaux. Si l’on veut que cela soit très rapide, on peut tenter la publicité… si on en a les moyens !

On peut aussi proposer ses services via des conférences gratuites pour se faire connaître, se placer en expert… ce qui sera sans doute plus efficace qu’une publicité !

Focus sur WordPress

C’est un CMS, un gestionnaire de contenu, qui permet de publier tout type de contenus.

Pourquoi choisir WordPress ? Cet outil fait tourner 25% du web mondial ! Il existe beaucoup de ressources gratuites, et est extrêmement bien référencé. Google le remonte bien dans les résultats, en fonction de votre activité bien sûr !

2 solutions s’offrent à vous :

  • Soit WordPress.com : solution en ligne.
  • Soit auto-hébergé : la solution One click de votre hébergeur permet d’installer wordpress, mais a priori moins pratique, notamment pour la maîtrise de ses données.

Hébergeurs : quels prix ?

Entre 4€HT et 19€HT mois chez OVH, Online.net 1&1 ou encore Gandi : les services vont de l’hébergement simple, sauvegardes, garanties, alertes de sécurité, etc.

Si vous choisissez la solution auto hébergée, de quoi avez-vous besoin ?

Les fichiers WordPress, le thème graphique (gratuit ou payant comme Thèmeforest ou Elegantthemes par exemple), les plugins (ajout de fonctionnalités comme des formulaires, une solution e-commerce, newsletter, sauvegarde, etc). Parmi les 150000 plugins vous trouverez surement une réponse à votre besoin ! N’oubliez pas de mettre à jour les plugins et WordPress, en particulier parce que c’est souvent la solution aux failles de sécurité !

Enfin, une fois tous les contenus créés, il ne reste plus qu’à transférer les fichiers WordPress vers votre hébergeur et c’est parti !

Boîte à outils

Quelques outils au quotidien qui peuvent sécuriser et nous simplifier le web au quotidien :

  • Cloud / sauvegarde : Dropbox, Google Drive, Spideroak (Cloud sécurisé). Bien se renseigner sur la solidité des entreprises et des solutions proposées, en particulier des petites sociétés qui peuvent parfois disparaître.
  • Services en ligne : par exemple Office 365 de Microsoft est une suite bureautique à 8€/mois. Adobe online pour Photoshop, Illustrateur et autres outils Adobe, sont des outils peu concurrencés. Evernote, Simplenote pour la prise de notes, ou encore Trello pour la gestion de projet.
  • Timesheet : très utile pour générer des rapports de temps passés, notamment sur les temps passés par clients, à installer et connecter avec Google Calendar, via Google Sheet.
  • Gestion des mots de passe : Keepass (Gestionnaire et générateur de mots de passe à télécharger), Lastpass (module à installer directement sur son navigateur)
  • Facturation : Fizen (en ligne) fonctionne bien, Quickbooks (canadien)

Pour retrouver toutes les informations, voici la présentation de Sébastien :

Comment créer son site web

Avec toutes ces infos et ces bonnes pratiques, vous voilà parées pour lancer votre site web ! Merci 7H47 🙂 !

 

A l’issue, nous avons fait l’habituel pot de networking !

Site internet : conception et outils pratiques : networking

On se retrouve le 27 avril pour le prochain atelier, ou le 07 avril pour le déjeuner.

Bonne semaine !

Compte-rendu Atelier cyber-criminalité

Jeudi dernier, le cabinet d’assurances O2A, spécialisé dans les risques d’entreprises, et Wavestone, spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises, sont venus nous sensibiliser aux risques de la cyber-criminalité…. et aux précautions à prendre : oui, ouf il y en a !

Cyber-criminalite : atelier Women@Nantes

Quelques chiffres pour nous mettre en jambes :
90% des entreprises ont connu une cyber attaque au cours des 12 derniers mois. 88% des virus fabriqués sur mesure par les hackers ne sont pas détectés par les anti-virus. Ça fait peur, non ?
43% des violations de données sont dus à des attaques criminelles, et 30% à des négligences des employés.

En quoi sommes-nous concernés ?

Parce que c’est dangereux ! Et surtout coûteux ! Par exemple en France, le coût est estimé à 3 milliards d’€ par an.
Les coûts d’une cyber attaque, c’est quoi ?

  • Du temps
  • De l’argent (frais, amendes,…)
  • Une réputation à reconstruire
  • Des données privées accessibles à tous
  • De clients mécontents à dédommager
  • Du business en moins !

Concrètement, les entreprises risquent de perdre leurs données, de rendre instable leur système d’information, de mettre en risque le service rendu aux clients, la production et les livraisons par exemple, et au final, de perdre du chiffre d’affaires, voire de mettre en danger leurs clients, sans compter le risque d’image ! Les pertes peuvent être très importantes.

cyber-criminalite : comment s'en protéger

Alors que faire pour se protéger ?
Commencer par se poser les bonnes questions : Est-ce que je sais ce que je risque ? Comment puis-je me protéger ? Que dois-je faire si je me fais pirater ? Ai-je identifié les protections que m’offre mon hébergeur ? 

Que faire si cela m’arrive ?

  1. Faire une mise en conservation de la preuve par un huissier
  2. Prévenir la CNIL, concernant les données personnelles piratées
  3. Communiquer au public, y compris de manière individuelle
  4. Informer le parquet
  5. Contacter les services spécialisés pour contrer l’attaque
  6. Corriger les failles de sécurité
  7. Prendre une bonne assurance contre la cybercriminalité

Pour info, une assurance contre la cyber-criminalité, qui prend en charge les frais et pertes liées au piratage, coûte environ 500€/an pour une petite entreprise (le montant est fonction du C.A. et du montant des garanties).

Piratage smartphone
Live de piratage sur le smartphone de… François Hollande !

Pour compléter toutes ces informations, Wavestone nous a proposé un live de piratage en jouant avec le smartphone de… François Hollande !! (Ou d’un téléphone qui porterait le même nom, le mystère reste entier 😀 !)
Les smartphones sont une cible de choix puisqu’il y a 72 millions de mobiles en France. Leur piratage passe par le chargement d’applications, l’ouverture de sms… Cela se traduit par une intrusion sur son smartphone (récupération de vos photos, écoute des appels, etc), une usurpation d’identité…
Les constructeurs réagissent en chiffrant les données mais cela ne suffit pas. Moins de 10% des Androids sont chiffrés, alors que 80% des iPhones le sont.

Maintenant on a peur !! Heureusement, il existe des mesures de précaution que nous livre Wavestone : Mettre un code de déverrouillage, activer l’empreinte digitale, pour les connexions en lieu public, se connecter en https, faire des sauvegardes régulières de ses données, garder son système à jour, etc.

Alors maintenant, à vos codes, prêtes, verrouillez !

 

Rendez-vous le mercredi 16 novembre pour le prochain atelier (inscriptions à venir).